L’avenir des PCB Air France

Lundi 27 mai 2013

Je constate que pas mal de visiteurs arrivent sur ce blog avec les termes PCB Air France (avec l’année 2013 ou 2014). Ce job fait toujours autant rêver, et je comprend que des jeunes soient à la recherche d’informations. Malheureusement, les nouvelles pour les PNC étudiants ne sont pas vraiment bonnes… Tout le monde connait les déboires actuels de la compagnie. On sait qu’il n’y aura pas de PCB en 2013 : il n’y a pas eu de sessions de recrutement et il est bien trop tard pour rappeler des anciens.

Malheureusement, l’avenir parait également sombre pour les années 2014 et 2015. Un document (sauvegarde sur le blog) a en effet été publié au mois de février par l’un des syndicat PNC, dans lequel il est indiqué, je cites :

Saisonnalité sur LC uniquement sur l’été 2014 et l’été 2015 :
Afin de  ne pas recourir à l’embauche d’étudiants en été et de pouvoir garantir la prise de congé sur cette période, une mesure de saisonnalité sera mise en place.

Bref, malheureusement, les avions d’Air France n’accueilleront visiblement pas d’étudiants pour quelques années… il faut espérer que tout cela redémarre en 2016, mais rien ne l’indique pour le moment… en tout cas, pouvoir profiter de cette opportunité, c’est tout le mal que je souhaite aux jeunes que ce job intéresse ! Pour ma part, j’ai conscience de la chance que j’ai eu, car à un an près, je serait passé à coté de cette expérience qui restera gravée, je pense, à tout jamais dans ma mémoire… Tous ces moments géniaux passés en équipage et les découvertes faites en un été… tout cela risque bien de me manquer au début de l’été !

Spotting Bordeaux : liners et… Rafale

Dimanche 12 mai 2013

J’ai trouvé un peu de temps ce dimanche pour aller me poster en bout de piste à Bordeaux-Mérignac… c’était la piste 23 en service, je me suis donc positionné non loin du bout du seuil 23 histoire de profiter des atteros.

Ma copine m’avait accompagné, et entre 2 atterrissages d’avions de ligne tout ce qu’il y a de plus classique, nous avons eu la chance de profiter d’un passage d’un Rafale ! C’est la cerise sur le gâteau !

Quelques images sans prétentions de cette séance de spotting :

Rafale en approche a Bordeaux

Rafale en approche a Bordeaux

Rafale encore

Rafale encore

Air France -  A321

Air France – A321

Un collègue du précédent Air France (A319 encore)

Un collègue du précédent Air France (A319 encore)

 

Easy Jet - A319

Easy Jet – A319

Un autre A319 EasyJet

Un autre A319 EasyJet

Encore le même EZY

Encore le même EZY

Embraer 190 KLM

Embraer 190 KLM

Le même KLM

Le même KLM

Boeing B717 Volotea

Boeing B717 Volotea

Météo graphique pour le VFR

Mardi 7 mai 2013

Un service que j’ai découvert récemment grâce à un lien posté par un ami sur Facebook : le GRAMET. Il s’agit d’une innovation proposée par un espagnol qui permet de visualiser de façon très rapide les éléments météo qui intéressent les vols VFR : plafonds, précipitations, zones de givrage, les vents en fonction de l’altitude… Tout ceci est résumé en une coupe atmosphérique. Du bonheur ! Un exemple : le GRAMET d’aujourd’hui à Bordeaux :

GRAMET de Bordeaux-Merignac LFBD

GRAMET de Bordeaux-Merignac LFBD

Ici donc, l’évolution météorologique dans les 24 prochaines heures. Autre possibilité, avoir l’information sur un trajet, je veux faire un Bordeaux-Marseille, je le demande :

GRAMET pour une nav Bordeaux-Marseille de 3h

GRAMET pour une nav Bordeaux-Marseille de 3h

J’estime mon temps de vol à 3h, je décolle tout de suite, j’ai donc l’évolution spatiale et temporelle de la météo sur le trajet en fonction du temps. On voit que le bleu commence à s’assombrir du côté de Marseille, c’est qu’on arrive à la nuit… On a en prime le profil du relief sur le trajet. Le trait jaune représente le niveau sélectionné… on voit qu’ici au FL100, ça risque d’être délicat en VFR ;-) .

C’est typiquement le genre de service que nos autorités devraient mettre à disposition. Il ne faut pas que cela remplace les informations texte donc nous disposons (qui sont très précises et faciles à transmettre, même à l’étranger sur un téléphone, récupérer des TAF et METAR en 3G est très rapide et ne coûte pas un bras), mais cela fait un super complément. L’inconvénient de ces sources non officielles, c’est qu’elles ne peuvent pas servir de source primaire. Cependant, ça fait toujours un bon complément pour valider l’interprétation que l’on fait des prévisions aéro traditionnelles ! Je vais essayer de continuer a surveille le service histoire de voir la fiabilité… Tout ceci est disponible sur le site Ogimet.

Quand on voit ce que des privés arrivent à faire, on se dit que les services étatiques ont accumulé un retard monumental…

Île d’Yeu

Vendredi 26 avril 2013

21 avril 2013, c’est une très belle journée qui s’annonce. La météo est au beau fixe, le soleil brille. Il faut beau, mais pas trop chaud (un peu moins de 20°, la température qui me va bien !). Depuis quelques jours, je prépare une grande nav de plus de 300 NM : Bordeaux-l’Île d’Yeu. La sortie est organisée par le CE de l’entreprise où je fais mon stage. L’idée est de faire découvrir l’aviation légère aux salariés en leur proposant des sorties sympa. Aujourd’hui, sortie sur une journée, destination l’Île d’Yeu, avec une balade en vélo découverte de l’île sur la journée. Bien sur, pour cette première sortie avec le CE, ma copine sera de la partie !

J’ai prévu un aller en longeant la côte, et un retour un peu plus par les terres. C’est ma première grand nav dans la région, la préparation est donc plutôt soignée, d’autant que j’aurai à priori à bord des passagers qui ne sont pas habitués aux voyages aériens. L’aller nous fait voir l’embouchure de l’estuaire, le phare de cordouan, les îles de Ré, d’Oléron, d’Aix, avec passage verticale le fort Boyard, les Sables d’Olonnes et enfin l’ïle d’Yeu ! L’aller est assez simple donc puisqu’il suit très grossièrement le trait de côte. Le retour se fait par la Roche sur Yon puis Saintes afin de voir le marais poitevin, puis traversée de l’estuaire, contournement de la centrale nucléaire de Blaye puis de Bordeaux par l’est pour rejoindre Saucats.

Je retrouve mes passagers du jour à 9h au terrain. C’est aussi un couple, et le courant à toutes les chances de bien passer car ils ont le même age que nous ! Et je connais déjà un peu E., puisque c’est elle qui est chargée du recrutement des stagiaires dans la boîte ! C’est le premier vol en avion léger pour eux, à moi d’en faire un bonne expérience. Les pleins sont faits, le moteur tourne, on s’aligne pour la piste 21 de Saucats. Décollage un peu après 9h30, nous seront à l’Île d’Yeu avant midi. Je débute la nav par la verticale terrain, premier point avec les passagers, tout va bien ils paraissent à l’aise. Premier point sur Marcheprime à quelque minutes de vol, puis je met le cap sur les étangs de Lacanau, de Carcans et d’Hourtin. On arrive bientôt à la pointe du Grave, cap sur le phare de Cordouan, que l’on voit très bien sur l’embouchure de la Gironde.

Le Phare de Cordouan

Le Phare de Cordouan

Puis l’ïle d’Oléron arrive à l’horizon. "L’ïle d’Oléron, déjà ?" s’étonne ma passagère, et oui, cela fait 40 minutes que nous avons décollés, et nous sommes déjà en vue de la première île sur notre route… (il faut effectivement plus de 2h pour faire Bordeaux-Oléron par la route).

Île d'Oléron

L’Île d’Oléron et ses marais salants

Cap ensuite sur la maison du père Fourras : le Fort Boyard, nous en profitons pour faire un petit 360° :

Le Fort Boyard

Le Fort Boyard

Face au fort : l'île d'Aix

Face au fort : l’île d’Aix

Cap ensuite sur la pointe Nord de l’ïle d’Oléron, avec au passage le phare de Chassiron (que j’avais visité il y a… longtemps, avec mes parents), puis la balise d’Antioche :

Le Phare de Chassiron, les plages vues du ciel sont superbes !

Le Phare de Chassiron, les plages vues du ciel sont superbes !

La balise d'Antioche, avec son épave

La balise d’Antioche, avec son épave

Passage ensuite sur l’île de Ré, on voit très bien les immenses ponts qui relient les 2 îles au contient. Passage travers des sables d’Olonnes,  je prolonge encore un peu le long de la côte histoire de grimper un peu, j’ai calculé que pour rester à portée de vol plané d’une côte (et donc pour être en sécurité et respecter la réglementation), je devais faire la traversée à 4500 ft. Nous entamons le transit maritime (mon premier transit maritime) et au bout de quelques minutes, nous arrivons en vue de l’Île d’Yeu.

L'Île d'Yeu

L’Île d’Yeu

Arrivée par la pointe du Corbeau, on voit déjà les petites plages presque paradisiaques de l’île :

La pointe du Corbeau

La pointe du Corbeau

Les plages de l'île

Les petites criques de l’île

Il y a pas mal de monde dans le circuit, l’AFIS aide à écouler ce trafic plutôt dense (mais moins que lors de mon arrivée à Sarlat la semaine dernière…). Atterrissage sans problèmes sur le terrain, il est 11h25, cela fait moins de 2h que nous avons décollé de Saucats, nous auront tout l’après-midi pour profiter !

11h30, nous sommes devant les vélos, en selle ! Premier arrêt sur dans un café sur le port, certains ont prévu d’acheter leur casse croûte sur place, pour notre part, nous sommes parés.

Nous remontons à vélo, destination la plage pour manger. Puis nous repartons pour un tour de l’île en vélo. Les paysages sur la côte sont vraiment top, on en prend plein la vue !

Maison face à la mer

Maison face à la mer

Une végétation assez rase

Une végétation assez rase

Nous avons même poussé jusqu’à tremper un peu les pieds dans l’eau, oh, pas longtemps, juste ce qu’il faut pour voir qu’elles est froide, vraiment froide !

La plage ou nous avons trempé nos pieds

La plage ou nous avons trempé nos pieds

Une côte assez découpée

Une côte assez découpée

Les couleurs de printemps sont vraiment sublimes sur l’île, il y a de tout les tons, du bleu, du vert, du jaune, du gris… on en prend plein les mirettes !

Retour au terrain après quelques dizaines de km parcourus en vélo (à la louche entre 30 et 40), vers 17h15. Mise en route à 17h30, il est déjà l’heure de quitter ce petit coin de paradis.

Mise en route, le décollage est en 32, on quittera donc l’île par les chiens perrins, puis longer la côte sud de l’île jusqu’à la pointe du corbeau, puis on regagne le continent. Le marrais poitevin n’est pas aussi intéressant que je ne l’espérait  très plat, et on ne perçoit même pas le fait que ce sont des marécages vu du ciel.

Le retour... c'est plat, très plat !

On arrive en vue de l’estuaire au bout d’environ 1h20 de vol… j’avoue que j’ai été impressionné par la largeur de l’estuaire vu du ciel, c’est vraiment large, trèèèès large, la traversée prend plusieurs minutes. J’ai ensuite opté pour le contournement de Bordeaux par l’est, on longe donc l’estuaire par le sud (en prenant garde de bien longer côté terre de façon à ne pas écorner la zone P de la centrale nucléaire du Blayais).

Arrivée sur l’est de Bordeaux, nous pouvons apercevoir, d’assez loin, les 2 grands ponts de Bordeaux : le pont d’Aquitaine et le pont Chaban Delmas.

Les 2 ponts de Bordeaux

Les 2 ponts de Bordeaux

Atterrissage à Saucats environ 1h40 après notre décollage. C’est une belle journée qui se terminer, avec 3h50 inscrites au carnet de vol, et surtout des belles images pleins les yeux que ça soit des 2 vols où durant la visite de l’île. Des passagers visiblement content, qui ont pu profiter pleinement des vols (malgré 2-3 petites turbulences sur le retour).

Pour ceux que cela intéresse, j’ai ajouté quelques images supplémentaires dans cet album.

Aérodej Sarlat

Mardi 16 avril 2013

Il y a environ un mois, j’ai constaté que boutique.aero organisait un Aérodej pas très loin de chez moi, à Sarlat. L’idée d’en faire ma prochaine destination à donc rapidement germée… avion réservé pour ce dimanche 14 avril 2013, ça sera le F-GREP, DR400-160. Je décide de poster un message sur le forum de l’aéroclub afin de proposer à d’autres pilotes de se joindre à nous (moi et ma chérie), c’est des sorties toujours sympa à partager, et puis, ça ne fait que quelques semaines que je suis au club, si en plus je peut faire plus ample connaissance avec d’autres pilotes, c’est encore plus top !

Affiche de l'Aérodej de Sarlat - 14 avril 2013

Affiche de l’Aérodej de Sarlat – 14 avril 2013

J’ai finalement une réponse d’un autre pilote qui avait prévu d’y aller avec sa compagne en C152. Nous décidons donc d’y aller tous les 4, histoire de partager nos expériences (et les frais aussi ;-) ). Le hasard veut que ce pilote, Alain, soit aussi arrivé récemment dans la région (quelques mois avant moi) et qu’il vienne de Dijon, de l’est de la France également !

Un mail reçu le samedi matin confirme notre inscription à cet Aérodej, qui s’annonce exceptionnel, puisque 150 avions et 400 personnes sont inscrites, ce qui constitue le record d’inscription à cette manifestation, organisée tous les mois depuis 2007. Cet Aérodej s’annonce donc mémorable, d’autant plus que la météo s’annonce radieuse, enfin diront certains !

Après pas mal de péripéties (le GREP ayant été arrêté pour mécanique la veille au soir puis finalement ré-autorisé de vol), nous nous retrouvons au club le dimanche à 8h pour un décollage à 8h30. Nous convenons qu’Alain fera le vol aller, et moi le vol retour. Complément de plein et installation à bord, nous décollons à l’heure prévue à destination de Sarlat Domme LFDS.

Au départ à l'ouest de Bordeaux

Au départ à l’ouest de Bordeaux

Alain a opté pour l’utilisation de la radionavigation : verticale du VOR de Sauterne puis on tire sur la radiale qui va bien pour rejoindre Sarlat. C’est une bonne technique dans ce secteur, car il faut bien avouer que les repères au sol fiables font cruellement défaut dans cette région… On essaye quand même de suivre sur la carte, le passage travers Bergerac et verticale Belves (LFBE) sont en gros les meilleurs repères sur la branche.

Belves (LFBE), visiblement impraticable en ce moment car détrempé !

Belves (LFBE), visiblement impraticable en ce moment car détrempé !

On profite quand même des verticales de nombreux villages ou petites villes pour contempler nombre de châteaux ou d’abbayes.

Un pays plat et ses chateaux

Un pays plat et ses chateaux

On attend sur la fréquence d’Aquitaine Info que de nombreux avions convergent vers le même terrain que nous.

Nous passons sur la fréquence du terrain 6 minutes avant la verticale, aux alentours de 9h15. La fréquence est comment dire… déjà bien chargée. Pas facile d’en caser une. Il faut ouvrir l’œil pour repérer tous les avions dans le tour de piste. Intégration standard. Nous arrivons bientôt en finale, nous devons être quelque chose comme numéro 6… les avions se posent puis doivent continuer pour rejoindre le taxiway en bout de piste, le temps qu’ils le fassent, l’avion suivant est déjà en courte-finale… et donc contraint à la remise de gaz… pour notre part, nous auront 2 remises de gaz à effectuer, pour enfin nous poser en toute sécurité à la troisième approche.

Dégagement par le taxiway, nous sommes pris en charge par les bénévoles du club qui nous guident jusqu’à la zone ou nous pourrons parquer notre avion. Nous abandonnons donc notre monture pour nous rendre du côté de l’aéroclub, la ou les croissants nous attendent.

Le stand boutique.aero

Le stand boutique.aero

Le F-BEPX, alias Fulcrum ;-)

Le F-BEPX, alias Fulcrum ;-)

Nous échangeons donc pas mal entre pilote autours de ces délicieuses viennoiseries proposées par boutique.aero.

Si cette table ne vous fait pas envie, je ne peux rien pour vous !

Si cette table ne vous fait pas envie, je ne peux rien pour vous !

J’en profite bien sur pour faire un peu le tour du terrain, le club a un Fouga exposé coté parking voiture dans un état remarquable et très bien mis en valeur.

Le Fouga devant le club

Le Fouga devant le club

Finalement, nous repartons un peu avant midi. Retour au parking, je prend une petite photo panoramique  mais c’est bien moins impressionnant qu’à notre arrivée car pas mal d’avions sont déjà repartis.

Le parking au moment ou nous repartons. C'était plein de l'autre coté du taxiway lorsque nous sommes arrivés !

Le parking au moment ou nous repartons. C’était plein de l’autre coté du taxiway lorsque nous sommes arrivés !

C’est à mon tour de prendre les commandes. Nous tirons l’avion en dehors de l’herbe (le terrain est très gras, c’est difficile d’en sortir au moteur). Nous ne sommes pas les seuls à vouloir repartir à ce moment la, et ça bouchonne à nouveau, mais au sol cette fois-ci !

Ça bouchonne pour repartir !

Ça bouchonne pour repartir !

J’opte pour ma part pour un itinéraire un peu touristique, par le nord de Bergerac. Verticale Sarlat (histoire de voir la ville tout de même !), puis travers Bergerac, Libourne puis enfin Saucats.

La route envisagée

La route envisagée

Finalement, après Libourne, nous décideront de prolonger un peu le long de l’autoroute pour finir en longeant la CTR de Bordeaux-Merignac histoire de pouvoir profiter un peu de la vue sur Bordeaux. Vol sans histoire, la visi et la météo est toujours aussi extra ! Atterrissage vers 13h15 sur la piste de Saucats. Un bien beau vol qui nous laisse encore une demi-journée complète pour profiter de cette belle journée. On en regrettera pas de s’être levé ce matin !

Les chiffres "finaux" données par boutique.aéro font état de 165 à 185 avions présents ce jour la ! Le trafic sur le terrain n’avait rien à envoyer à Roissy les jours de grand départs ;-) (pour donner un ordre d’idée, la capacité à CDG est de 114 mouvements/h, avec 4 pistes, soit 29 mouvements/heure/piste… en estimant que 150 avions ont atterri à Sarlat entre 8h et 12h et que la moitié sont reparti avant midi, on est à 56 mouvements/h, soit un atterrissage ou un décollage chaque minute :-) ). Merci aux bénévoles qui ont oeuvré sous un soleil de plomb pendant une bonne partie de la journée pour parquer méthodiquement tout ce monde.

Les photos ont été prises avec nos téléphones, car votre serviteur à eu la bonne idée d’oublier son appareil photo…

Bassin d’Arcachon

Dimanche 24 mars 2013

Un peu moins de 2 mois après mon arrivée sur Bordeaux, j’ai enfin trouvé le temps de me faire un petit vol touristique dans le coin. J’ai en effet profité de l’anniversaire de ma copine pour l’emmener faire un petit tour au bassin d’Arcachon. Pour l’occasion, nous avons pris le F-GDDM, le Cessna 152 de l’aéroclub Dassault Aquitaine (le DR400, F-GLKZ, sur lequel j’ai été lâché il y a 2 semaines et qui était en location étant retourné chez son propriétaire…). L’occasion également d’étreiner ma toute nouvelle carte 1/500 000 Sud Ouest.  Je prépare ce grand local avec pas mal de soin, car c’est la première fois que je sortais du tour du piste de Léognan, et l’espace aérien est assez mal pavé par ici, avec pas mal de zones militaires. Pas mal de zones commencent au sol, ils ont quand même eu la bonne idée de faire une zone facilement repérable qui commence à 1000 ft et qui épouse tout à fait les contours du bassin.

Navigation sur le bassin d'Arcachon

Navigation sur le bassin d’Arcachon

Décollage en fin de journée avec une nébulosité assez variable, et quelques cunimb sur les terres. Je commence par une verticale à 1700 pieds, puis cap plein ouest pour rejoindre le bassin, qui se voit de très grâce au reflet du soleil. Je prend contact avec Aquitaine Info qui m’indique que les zones militaires ne sont pas actives. C’est une bonne nouvelle, de quoi voler sereinement et un peu plus librement sans trop craindre de pénétrer dans une zone. L’air est très calme malgré les cumulus qui bourgeonnent ça et la.

Premier point de report Marcheprime, facile à repérer, une 4 voies et une voie de chemin de fer. Ce village à l’avantage d’être pile sur la frontière entre 2 zones : la R31A3 (au nord) qui comment à 1000 ft (300 m) au dessus du sol et qui englobe le bassin, et la R31A1 (au sud) qui commence dès le sol. Nous ne sommes donc pas concernés aujourd’hui par ces zones mais c’est toujours bien de repérer, pour les prochains vols. Cap ensuite sur la pointe extrême est du bassin, histoire d’en commencer le tour.

La pointe extrême est du bassin

La pointe extrême est du bassin

Premières vues du bassin

Premières vues du bassin

Je suis assez surpris par le fait que malgré l’altitude (1500 ft soit plus de 450 m), on sent parfaitement l’odeur de la marée. Impressionnant que cela sente si haut ! S’affichent ensuite à nous la ville d’Arcachon, avec son immense port de plaisance, que nous avons atteint après avoir traversé un petit rideau de pluie :

Arcachon et son port

Arcachon et son port

Cap ensuite sur la dune du Pilat, on la voit d’assez loin avec le banc d’Arguin en arrière plan :

Dune du Pilat et banc d'Arguin

Dune du Pilat et banc d’Arguin

J’ai eu l’occasion de découvrir cette du sol il y a quelque semaines, en vol, c’est vraiment sympa :

La dune du Pilat (ou Pyla)

La dune du Pilat (ou Pyla)

Pilat

Pilat

Toujours la dune

Toujours la dune

Puis on traverse le bras de mer pour rejoindre le cap ferret :

La dune du Pilat vue depuis le Cap Ferret

La dune du Pilat vue depuis le Cap Ferret

On profite au passage des parcs à huîtres :

Parcs à huitres

Parcs à

huîtresEnfin, pour boucler la boucle, on passe travers de l’Île aux Oiseaux :

L’île aux oiseaux

L’île aux oiseaux

Nous avons eu la chance d’avoir un superbe arc-en-ciel devant en arrière plan de l’île, c’est le rideau de pluie que nous avons traversé tout à l’heure qui nous gratifie de ce spectacle. C’est le premier arc en ciel que j’ai la chance de voir en avion, et c’est assez sympa. Nous avons ensuite bouclé le tour du bassin (on aurai pu couper… mais il aurait alors été nécessaire de monter pour rester à distance de vol plané d’un endroit posable pour rester en sécurité). puis repris le cap sur Leognan en passant par Marcheprime toujours.

Le vol à eu lieu ici à mi-marée, il parait que c’est encore plus sympa à marée basse. C’est donc un paramètre en plus à ajouter aux heures (en plus de la dispo avion, de la météo et de la journée aéronautique) pour profiter pleinement, pas forcément simple (et actuellement, les heures de basses mer ne collent pas avec mes horaires… ça se décale un peu chaque jour, reste à patienter pour les heures plus favorables ;-) ).

Il y a quelques images supplémentaires de ce vol dans cet album photo.

Conversion des cartes IGN OACI France vers OruxMaps

Dimanche 24 février 2013

Tous les ans, les nouvelles cartes sont éditées par le SIA, avec les dernières évolutions des espaces aériens. Comme de nombreux pilotes, je souhaite avoir sur ma tablette Android (et sur mon smartphone) les dernières cartes à jour, et de préférence dans un logiciel capable de me positionner sur la dite carte. OruxMaps fait cela très bien, mais il n’utilise pas un format de fichier standard, et il est donc nécessaire de passer par une étape indispensable de conversion, à renouveler chaque année au fur et à mesure des sorties des cartes. C’est une opération assez simple à réaliser, mais ça prend tous les ans un peu de temps de remettre les mains dans le cambouis pour retrouver la bonne méthode, ceci d’autant que je suis sous Linux et que les tutoriels que l’on trouve en général sont destinés à Windows. C’est pour cette raison que j’ai réalisé début 2012 un petit script qui permet de réaliser cette conversion de façon quasi automatique. Je mets aujourd’hui ce petit script à votre disposition.

Ce script est donc destiné à Linux et permet de faire plusieurs choses de façon quasi automatique :

  • Télécharger les outils nécessaires (dont OruxMaps Desktop)
  • Compiler l’outil de conversion qui permettra de convertir le format de l’IGN (format ECW) vers un format standard
  • Réaliser la conversion de l’image ECW vers JPEG
  • Lancer OruxMaps Desktop.

Je fournis avec ce script un fichier de calibration qui permettra de paramétrer automatiquement OruxMaps Desktop.

Ce script a été testé et fonctionne sans soucis sur Ubuntu 10.04. Je n’ai pas eu le temps de tester sur des versions plus récentes, j’essayerai de le faire à l’occasion (si des lecteurs ont des retours, je suis preneur).

L’utilisation est simple :

  1. Téléchargez l’archive qui contient le script et le fichier de calibration .map et décompressez les fichiers dans un répertoire de votre choix
  2. Copiez le fichier France.ecw que vous pourrez trouver sur le CD du SIA dans le dossier dans lequel vous venez de décompresser l’archive
  3. Vérifiez que vous êtes bien connectés à internet
  4. Ouvrez une console et rendez vous dans le répertoire ou vous avez décompressé vos fichiers ("cd OruxMaps" pour moi) puis lancez le script avec la commande "./run.sh"

    Lancement de la console et du script

    Lancement de la console et du script

  5. La script démarre, télécharge les outils nécessaires, compile les éléments puis réalise la conversion du fichier ECW (vous pouvez suivre l’avancement à l’écran)
  6. A la fin du processus (qui peut durer plusieurs minutes), OruxMaps Desktop est lancé

    OruxMaps Desktop juste aprés le lancement

    OruxMaps Desktop juste aprés le lancement

  7. Cliquez sur "Calibration File" et sélectionnez le fichier France.map fourni dans l’archive de l’étape 1, les principaux paramètres sont automatiquement remplis dans OruxMaps Desktop

    OruxMaps aprés avoir chargé le fichier France.map

    OruxMaps aprés avoir chargé le fichier France.map

  8. Cliquez sur Destiny Directory et choisissez ou sera stocké le fichier pour OruxMaps.
  9. Vérifiez que la case "SQLite format" est bien décochée (chez moi elle fait planter OruxMaps sur Android) et sélectionnez éventuellement un MultiLayer (pour ma part, je prend en général 50%, 25% et 12,5%).

    OruxMaps prêt à être lancé

    OruxMaps prêt à être lancé

  10. Cliquez sur Create Map et patientez plusieurs minutes la fin de la conversion.

Enfin, il ne vous reste plus qu’à copier le dossier obtenu "France OACI 2012" dans le dossier /orxumaps/mapfiles de votre périphériques Android et a profiter de votre nouvelle moving map !

A noter que les dernières étapes (à partir de la 6) sont probablement automatisables également car Orux Map Desktop fonctionne en ligne de commande également, mais que je n’ai pas eu le temps de me pencher dessus, je le ferais peut-être à l’occasion.

Nouvelle ville, nouveau club

Samedi 23 février 2013

Comme je l’évoquait précédemment, mon projet de fin d’études d’école d’ingénieur m’a poussé à quitter ma Franche-Comté natale, destination l’autre bout de la France : Bordeaux (et ma chérie m’a suivi ;-) ). Il était impensable pour moi de rester 6 mois (la durée de mon stage), si ce n’est bien plus (si j’ai des possibilités d’embauche suite à mon stage, il y a de fortes probabilités que nous restions dans la région) sans voler. Suite à notre déménagement (fin janvier),  je me suis donc mis en quête d’un aéroclub dans la région de Bordeaux.

Il y a 2 plateformes dans le secteur de Bordeaux, Yvrac et Leognan-Saucats. Mon choix s’est porté sur Saucats car il m’a paru plus facilement accessible (la distance de chez moi aux 2 terrains est en gros la même, mais Yvrac nécessitait de traverser ou de contourner tout Bordeaux, ce qui peut vite prendre du temps à cause des bouchons). Restait ensuite à choisir le bon club (il y en as 2 sur la plateforme), j’ai finalement opté pour l’aéroclub Dassault, structure 100% bénévole, très proche de la structure que je connaissais l’aéroclub de Pontarlier qui me convenait très bien (de plus, j’ai eu un bon contact avec des membres du club lors d’une visite au terrain). Par ailleurs, je retrouvais dans ce club des machines sur lesquels j’ai été lâché à l’aéroclub de Pontarlier (DR400 et C152), avec en sus des machines qui laissent encore des perspectives d’apprentissage intéressantes (un 172 G1000, de quoi exciter mon esprit geek et un TB20 certifié IFR, de quoi expérimenter un peu le pas variable/trains rentrants, voir pourquoi pas imaginer passer un jour l’IR privé… quand j’aurais un peu de sous !).

En attendant, nouveau club dit nouvelle machines et donc lâcher club. Les DR400 ne sont pas dispo en cette fin février, je décide donc de me faire lâcher d’abord sur le 152. Rendez-vous est donc pris avec l’un des instructeurs du club (un collègue de chez Thales !), un vendredi après-midi pour ce premier lâcher. Exercice intéressant :  tout change : la machine (bien que j’ai déjà bien pratiqué le 152), le terrain, l’instructeur… ajoutez à ceci un peu de vent de travers, et vous aurez une séance de lâcher club intéressante ;-) . Bref, une petite demi-heure histoire de faire 2-3 exercices et de prendre connaissance des spécificités du tour de piste (pas mal de zones sensibles au bruit). Me voila donc reconnu apte à piloter le Cessna. Merci Laurent pour m’avoir consacré un peu de ton temps !

Le "Delta-Mike", monture du jour (C) Airliners - Mogen Juhl

Le "Delta-Mike", monture du jour – (C) Airliners – Mogen Juhl

Rendez-vous est pris vendredi prochain pour un lâcher sur un des DR400, qui ne devrait pas me poser de soucis particuliers (à quelques différences près, un moteur un peu moins puissant et donc une capacité d’emport un peu moins importante).

Ce changement de club est l’occasion pour moi de prendre conscience du nombre de choses à connaitre dans un club. Je n’en avais pas conscience, car toutes ces choses que je sais sur mon club de Pontarlier, je les ai apprises en même temps que j’apprenais à piloter, au fur et à mesure. La, il faut tout apprendre rapidement pour être à nouveau opérationnel : conditions d’expérience récente pour voler sur les différents avions, procédures pour le plein d’essence, procédures spécifiques au club… bref, pleins de nouvelles choses. Heureusement pour moi, l’aéroclub met dans la zone membre du site beaucoup d’informations, autant de pense-bête qui devraient me permettre d’être autonome rapidement, et sinon, il reste toujours les membres plus anciens qui, je le sais, seront la si j’ai des questions.

Je reste cependant adhérant de mon club à Pontarlier, puisque j’espère bien avoir quelques occasions d’aller revoler la bas !

D’ailleurs, si des lecteurs ont des conseils de choses sympa à voir d’avion dans la région de Bordeaux, je suis preneur. J’ai déjà repéré :

  • Le bassin d’Arcachon, le cap Feret et la dune du Pilat
  • L’estuaire de la Gironde

Bonne année 2013 !

Lundi 7 janvier 2013

Le traditionnel article pour souhaiter une très bonne année 2013 à tous mes lecteurs ! Que vos voeux les plus cher se réalisent, avec notamment pleins de beaux vols, nouvelles machines, brevets et autres qualifications !

Comme c’est désormais la tradition, je profite de ce billet pour faire un petit bilan aéro de l’année écoulée. Si le nombre d’article de cette année 2012 n’a pas été aussi important que les années précédentes, c’est plus par manque de temps que par absence de choses à vous raconter !

  • L’un des principal temps fort de cette année aura bien entendu été ma saison en tant que steward chez Air France. Une expérience que j’ai trouvé incroyablement enrichissante. Cela a été intéressant pour ma culture aéro, c’est une occasion unique de découvrir les coulisses d’un vol long courrier, les recoins d’un avion de ligne (galley, poste repos, cockpit…). C’est également une forme de découverte des autres cultures, au travers des passagers rencontrés, des villes visitées, même si je ne peux évidement pas prétendre connaitre un pays où une ville en n’y ayant passé que quelques jours. Enfin, cela m’a également permis de découvrir et de vivre la vie de navigant long-courrier, qui est un style de vie à part entière. Je n’ai pas forcément pris le temps de vous raconter tous mes vols, mais j’ai néanmoins raconté ici mon dernier vol en tant que PCB.
  • Cet été encore, mon épopée avec 3 copains pilote sur Cuers, où nous avons vécu notre premier déroutement météo réel. Ce vol a également été l’occasion de ma première vidéo réalisée avec ma caméra Contour HD.
  • Mon premier vol pour un déplacement familial, avec un A/R Pontarlier-Chambery pour aller voir de la famille avec ma copine sur 3 jours. Quel bonheur de troquer 3h de voiture contre 1h d’avion ! Un vol intéressant également, pour le vol retour, j’ai surveillé pendant les 24h avant notre départ un front froid qui arrivait, et j’avais finalement décidé d’avancer un peu notre heure de départ pour ne pas nous faire piéger. Bref, une expérience enrichissante et intéressante quand il faut parvenir à faire une bonne analyse météo de ce qui va arriver 3 jours plus tard.

Bref, une année tout de même assez chargée sur le plan aéronautique. L’année 2013 s’annonce bien, avec notamment un stage sur un sujet proche de l’aéronautique, et aussi la découverte d’une nouvelle région (et peut-être de nouveaux avions…), puisque le stage à lieu sur Bordeaux, ça risque de me changer de mes montagnes ;-) .

 

Sacré anticyclone !

Jeudi 3 janvier 2013

Sacré anticyclone aujourd’hui sur toute la France ! 1038 hPa  ici à Pontalier, 1039 à Dôle et à Genève et même jusqu’à 1041 à certains endroits en France, comme à Bordeaux !

La carte des fronts montre bien une zone au dela de 1040 hPa centrée sur la France:

Carte des fronts en France valable au 4 janvier 2013 à minuit

Carte des fronts en France valable au 4 janvier 2013 à minuit

Quelques METAR de stations issues d’AeroWeather :

Quelques stations autours de Pontarlier

Quelques stations autours de Pontarlier

Lyon est à 1041 hPa !

Lyon est à 1041 hPa !

Et sur le plan national !

Et sur le plan national !


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